Nous vous proposons aujourd’hui de télécharger une publication de J.P Worms et G Cotti sur le lien entre Pouvoir d’Agir et gouvernance.
Source : Tribune Fonda N’224 – Gouvernances des associations : éclairages pour penser le changement – Décembre 2014
L’introduction de la publication :
D’une façon générale, le concept de pouvoir d’agir met l’accent sur la nécessité d’une rupture avec les idées reçues concernant la relation entre les institutions et les acteurs sociaux. Traditionnellement, on attend de la puissance publique qu’elle mette en place des institutions et des règles de droit pour positionner les acteurs sociaux les uns par rapport aux autres et prescrire le rôle et les comportements attendus de chacun pour construire un bien commun partageable dans I’espace public qui leur est offert.
De la bonne observance de ces injonctions, c’est à dire de la soumission de chaque acteur au statut institutionnel qui lui est attribué et aux règles qui lui sont prescrites, dépendra, pense-t-on, la prévisibilité, la cohérence et l’efficacité de l’action collective.
Le raisonnement en termes de pouvoir d’agir rompt avec ce déterminisme des formes. ll mise, au contraire, sur l’apport de créativité sociale, culturelle, civique et économique que représente la capacité de chaque acteur sociaI de contribuer librement à la création de biens communs de toute nature à partir de ce qui le constitue comme un être singulier, lesté d’une expérience et d’une appartenance sociales particulières.
Le rôle de la puissance publique n’est plus, dès lors, de prescrire les comportements de chacun mais d’organiser l’espace pubtic et d’édicter des règles du jeu aptes à faciliter la rencontre entre les acteurs sociaux pour qu’ils négocient les conditions d’un « vivre ensemble » pacifique.
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